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Chez Constance

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Chez Constance, lieu multiples, vous trouverez aussi selon vos centres d’interêts, un atelier de musique des balkans, une session irlandaise, des expos à décourvrir, des poésies à lire (et notamment celles de Rodolphe Diaz imprimées sur des tablettes murales), des ateliers écritures, des jeux de société pour passer un bon moments entre amis ou familles avec petits et grands...

Une journée dans une vie, une vie dans une journée : c’est ce qu’il vous est proposé de découvrir à travers le récit détaillé de 24 heures de votre existence.  


La première session (samedi 1er juin) s’intéressera à un de ces jours ordinaires où tout vous semble connu, répétitif, banal. Vous pourrez explorer les différents rôles que vous endossez dans une journée et qui, tous, en fait, livrent une part de vous-même.

Vous y apprendrez ce que votre quotidien révèle de votre passé, de vos acquis, de vos attaches familiales et sociales. Peut-être aussi de vos renoncements, de vos attentes et de vos espoirs.


La seconde session (samedi 15 juin) sera consacrée à une journée qui fut pour vous exceptionnelle, qui a peut-être fait basculer - ou failli faire basculer - votre vie.

Vous pourrez alors, en mettant en perspective ces deux expériences, reconsidérer vos conceptions de l’ordinaire et de l’extraordinaire dans votre existence.


Samedi 1er juin

et samedi 15 juin

De 10 h  à 12 h et de 14 h à 17 h

40 € un samedi

70 € les deux samedis.

Journées-Portraits


Atelier d’écriture

Animé par Catherine Choron-Baix

Ethnologue


Renseignement, réservation et inscriptions :

Catherine : 06 21 44 68 51

Catherine.choronbaix@yahoo.fr

01 Atelier d’écriture : journées-portraits


01/06

ATELIER D’ECRITURE

EXPOS

POESIE

SESSION IRLANDAISE

ATELIER TARAF

JEUX DE SOCIETE

Venez apprendre et jouer ensemble les musiques de
Roumanie et des Balkans avec Alain Rolland.

Le mot « TARAF » (d'origine turque) désigne un groupe musical « à géométrie variable », où l'on adapte le morceau aux instruments et voix disponibles


Venez jouer de votre instrument. Partitions (fournies) ou travail d’oreille, à chacun selon ses habitudes.

Ouvert à tous :

violon

Violoncelle

Contrebasse

accordéon chromatique

Clarinette

Flûte

Saxo

Percussion


Participation adulte : 10 € par séance


Atelier de 2 h, 2 fois par mois le dimanche après midi.

Atelier taraf


Atelier taraf

Animé par Alain Rolland

Musicien


Renseignement, réservation et inscriptions :

Alain : 06 43 43 14 48  

alainrolland8@gmail.com

02 Atelier taraf : musique des balkans.


2 ateliers par mois,
dont un atelier le dernier dimanche du mois Chez Constance,
de 14 h à 16 h 30.


La péninsule balkanique est une région montagneuse située au Sud-Est de l'Europe, elle est bordée de l'Ouest à l'Est par la mer Adriatique, la mer Ionienne, la mer Égée, la mer de Marmara et la mer Noire.


Les Balkans englobent en totalité : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro et la Grèce, partiellement la Serbie, la Croatie, la Slovénie, et de manière plus parcellaire encore la Roumanie et la Turquie.

Mon rêve familier

Paul Verlaine

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.


Car elle me comprend, et mon coeur transparent

Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.


Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore.

Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,

Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave,
elle a l’inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine, Poèmes saturniens


J’ai attrapé un chant d’oiseau


Esther Granek


J’ai attrapé un chant d’oiseau
Et je l’ai mis dans ma guitare.
Il en sort un refrain de paix
Qui fait trêve de mes regrets.

J’ai rapporté des verts coteaux
Un peu de leurs parfums sauvages.
J’ai rapporté couleurs de mai
Et les ai mises en un bouquet.

J’ai emporté dans mes voyages
Et ta présence et ton visage.
Et c’est comme un cadeau des cieux
Car étant seul je suis à deux.

Esther Granek, Portraits et chansons sans retouches, 1976



Correspondances

Baudelaire

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles;

L’homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l’observent avec des regards familiers.


Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité,

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.


Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,


Ayant l’expansion des choses infinies,

Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,

Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.


Le dormeur du Val


C'est un trou de verdure où chante une rivière 
Accrochant follement aux herbes des haillons 
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, 
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. 

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, 
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, 
Dort ; il est étendu dans l'herbe sous la nue, 
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut. 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme 
Sourirait un enfant malade, il fait un somme : 
Nature, berce-le chaudement : il a froid. 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; 
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine 
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. 

Arthur Rimbaud (1854-1891)
Poésies


Soyez polis (2e strophe du poème)

(...)Il faut être très poli avec la Terre
Et avec le Soleil
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
À toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...
Les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le Soleil et la Terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...
Le soleil est amoureux de la Terre
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verre fumé
Ils se disputent
C'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que
Si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser
Le Soleil aime la Terre
La Terre aime le Soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le Soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la Lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du Soleil
Mais elle a été jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut aussi être très poli avec la Lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
Et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie
En somme pour résumer
Deux points, ouvrez les guillemets :
" Il faut que tout le monde soit poli avec le monde ou alors il y a des guerres ... des épidémies des tremblements de terre
des paquets de mer des coups de fusil ...
Et de grosses méchantes fourmis rouges qui viennent vous dévorer les pieds pendant qu'on dort la nuit. "

Jacques Prévert ("Histoires" - Éditions Gallimard, 1946 et 1963)


LES INSOMNIES
Paroliers : Monique Andrée Serf

Chant : Barbara

À voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit
Je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi
À voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit
Je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi


J'en ai connu des grands, des beaux, des bien bâtis, des gentils
Qui venaient pour me bercer et combattre mes insomnies
Mais au matin, je les retrouvais, endormis dans mon lit
Pendant que je veillais seule, en combattant mes insomnies


À force de compter les moutons qui sautent dans mon lit
J'ai un immense troupeau qui se promène dans mes nuits
Qu'ils aillent brouter ailleurs, par exemple, dans vos prairies
Labourage et pâturage ne sont pas mes travaux de nuit


Sans compter les absents qui me reviennent dans mes nuits
J'ai quelquefois des vivants qui me donnent des insomnies
Et je gravis mon calvaire, sur les escaliers de la nuit
J'ai déjà connu l'enfer, connaîtrai-je le paradis?


Le paradis, ce serait, pour moi, de m'endormir la nuit
Mais je rêve que je rêve qu'on a tué mes insomnies
Et que, pâles, en robe blanche, on les a couchées dans un lit
À tant rêver que j'en rêve, les revoilà, mes insomnies


Je rôde comme les chats, je glisse comme les souris
Et Dieu, lui-même, ne sait pas ce que je peux faire de mes nuits

Mourir ou s'endormir, ce n'est pas du tout la même chose
Pourtant, c'est pareillement se coucher les paupières closes

Une longue nuit, où je les avais tous deux confondus
Peu s'en fallut, au matin, que je ne me réveille plus

Mais au ciel de mon lit, y avait les pompiers de Paris
Au pied de mon lit, les adjudants de la gendarmerie

Ô Messieurs dites-moi, ce que vous faites là, je vous prie
Madame, nous sommes là pour veiller sur vos insomnies

En un cortège chagrin, viennent mes parents, mes amis
Gravement, au nom du Père, du Fils et puis du Saint-Esprit

Si après l'heure, c'est plus l'heure, avant, ce ne l'est pas non plus
Ce n'est pas l'heure en tout cas, mais grand merci d'être venus


Je les vois déjà rire de leurs fines plaisanteries
Ceux qui prétendent connaître un remède à mes insomnies
Un médecin pour mes nuits, j'y avais pensé, moi aussi
C'est contre lui que je couche mes plus belles insomnies


À voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit
J'aurais fini, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi
Mais si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies
J'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis
Si s'endormir c'est mourir, ah laissez-moi mes insomnies
J'aime mieux vivre en enfer que de mourir en paradis


Extrait de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand


Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.

En variant le ton,-par exemple, tenez:

Agressif: Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,

Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse !

Amical: Mais il doit tremper dans votre tasse !

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap!

Descriptif:  C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap !

Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule !

Curieux:  De quoi sert cette oblongue capsule ?

D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ?

Gracieux:  Aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes

De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ?

Truculent:  Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,

La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?

Prévenant:  Gardez-vous, votre tête entrainée

Par ce poids, de tomber en avant sur le sol !

Tendre:  Faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane !

Pédant: L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane

Appelle Hippocampelephantocamelos

Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !

Cavalier:  Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ?

Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode!

Emphatique: Aucun vent ne peut, nez magistral,

T'enrhumer tout entier, excepté le mistral !

Dramatique :  C'est la Mer Rouge quand il saigne !

Admiratif:  Pour un parfumeur, quelle enseigne !

Lyrique:  Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?

Naïf:  Ce monument, quand le visite-t-on ?

Respectueux: Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue,

C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue!

Campagnard:  He, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !

C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !

Militaire:  Pointez contre cavalerie !

Pratique:  Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot !

Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot :

Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître

A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître !

- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :

Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,

Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres

Vous n'avez que les trois qui forment le mot: sot !

Eussiez-vous eu, d'ailleurs, I'invention qu'il faut

Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,

Me servir toutes ces folles plaisanteries,

Que vous n'en eussiez pas articulé le quart

De la moitié du commencement d'une, car

Je me les sers moi-même, avec assez de verve

Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.


Un concert, Un poème

Janvier

« J’ai attrapé un oiseau » Esther Granek

« l’insomnie » Barbara

« Le dormeur du val » Arthur Rimbaud

« La tyrade du nez de Cyrano deBergerac » 

Edmond Rostand



Fevrier

« Mon rêve familer » Paul Verlaine

« Soyez pôli » Prevert

« Correspondance» Baudelaire

Avril


Mars

« La  montre » Théophile Gautier

LA MONTRE
Théophile Gautier

Emaux et camées


Deux fois je regarde ma montre, 
Et deux fois à mes yeux distraits 
L'aiguille au même endroit se montre ; 
Il est une heure... une heure après. 

La figure de la pendule 
En rit dans le salon voisin, 
Et le timbre d'argent module 
Deux coups vibrant comme un tocsin. 

Le cadran solaire me raille 
En m'indiquant, de son long doigt, 
Le chemin que sur la muraille 
A fait son ombre qui s'accroît. 

Le clocher avec ironie 
Dit le vrai chiffre et le beffroi, 
Reprenant la note finie, 
A l'air de se moquer de moi. 

Tiens ! la petite bête est morte. 
Je n'ai pas mis hier encor, 
Tant ma rêverie était forte, 
Au trou de rubis la clef d'or ! 

Et je ne vois plus, dans sa boîte, 
Le fin ressort du balancier 
Aller, venir, à gauche, à droite, 
Ainsi qu'un papillon d'acier. 

C'est bien de moi ! Quand je chevauche 
L'Hippogriffe, au pays du Bleu, 
Mon corps sans âme se débauche, 
Et s'en va comme il plaît à Dieu ! 

L'éternité poursuit son cercle 
Autour de ce cadran muet, 
Et le temps, l'oreille au couvercle, 
Cherche ce coeur qui remuait ; 
Ce coeur que l'enfant croit en vie, 
Et dont chaque pulsation 
Dans notre poitrine est suivie 
D'une égale vibration, 

Il ne bat plus, mais son grand frère 
Toujours palpite à mon côté. 
- Celui que rien ne peut distraire, 
Quand je dormais, l'a remonté !


2019, Un concert, un poème :

Chez Constance relève le défi de vous présenter

un poème appris pour l’occasion

avant chaque début de concert.

Vous trouverez ci dessous les poèmes présentés ou à venir…